Les circuits nationaux de commercialisation
Olivier Ninot

À l’échelle du Sénégal, les circuits marchands convergent vers l’agglomération dakaroise (plus de 2 millions d’habitants), en s’arrêtant en chemin sur d’autres marchés de consommation importants que sont Saint-Louis, Touba, Kaolack ou Thiès. La petite ville de Dahra est le principal marché de collecte et de redistribution du Sénégal, drainant le vaste bassin de production du Nord. C’est par la route et le rail qui relient Dakar à la frontière malienne que sont acheminés les animaux du Sud, de l’Est, mais aussi du Mali et de Mauritanie, alors que la Casamance reste largement en dehors des circuits marchands d’échelle nationale.

La seule carte de flux commerciaux de bétail fondée sur des statistiques est celle de Santoir (1972). La carte présentée ci-dessus en est une actualisation. Un comptage est théoriquement effectué par les services vétérinaires dans tous les marchés, mais les données ne sont malheureusement pas centralisées et doivent être prises avec de la distance. Les spécialistes s’accordent néanmoins sur la pérénnité de la structure globale des circuits présentés par Santoir. Les circuits convergent vers Dakar. Le circuit nord autour de Dahra connaît les flux les plus importants. Le circuit sud a sensiblement augmenté grâce à l’accroissement du flux en provenance du Mali et au transfert de l’apport mauritanien, via le Mali.

Téfankés, dioulas et acheteurs au marché de Thillé Boubacar

Embarquement en camion de bovins au foirail de Dahra pour Dakar

Pour en savoir plus :

Ninot O., 2008, Élevage et territoire dans le « Ferlo », zone pastorale du nord du Sénégal, Rapport de Mission, ATP Icare, 48 p.